mardi 21 septembre 2010

Il faut acheter de l'essence aujourd'hui

Aujourd'hui, mardi 21 septembre, est la journée idéale pour acheter de l'essence cette semaine.

Selon ma prévision, le prix du sans-plomb ordinaire va remonter du niveau moyen actuel de 1,01 $/litre pour atteindre 1,07 $ avant jeudi matin.

Pour un plein de 50 litres, c'est une économie de 3,00 $. C'est pas la mer à boire, mais c'est avec des «sous qu'on fait des piastres», comme disait l'autre.



Ma prévision n'est pas très osée. Le graphique suivant le prouve.

Le prix moyen de l'essence à Montréal selon le site www.essencemontreal.com

Remarquez que les pointes de prix sont systématiquement observées les mercredi et les jeudis. Pourquoi?

Les jeudis sont jours de paie. Mais encore, la demande pour l'essence bondit le week-end parce que les gens ont besoin de leur auto pour magasiner, ou sortir de la ville pour visiter des amis, profiter du plein-air ou faire du tourisme.

En passant, ces données proviennent du site www.essencemontreal.com. Les données sont fournies par les internautes qui «spottent» les prix des stations-services en tout temps. Le plus génial, c'est la carte Google Maps, (que je ne peux pas reproduire ici).

On a donc affaire à un cycle classique de la demande à court-terme. En économie, on dira que la courbe de la demande se déplace vers la droite le jeudi, puisqu'il est alors impossible de se faire des réserves pour le week-end. L'essence est un bien sans substituts, et lorsque vient le temps de remplir son réservoir, lorsqu'on fait face à la pompe, on ne s'empêche pas d'aller faire du ski pour quelques cents de plus par litre.

Les pétrolières ont tout deviné ceci depuis longtemps. Lorsque, le lundi arrivé, le métro-boulot-dodo reprend, la consommation d'essence diminue. En économie, on dira que la courbe de la demande se replace vers la gauche à un niveau inférieur de consommation.

Les stations-service ajustent donc leurs prix à la baisse pour éviter de voir leurs ventes dégringoler complètement.

Et tout recommence le jeudi suivant quand les stations-service anticipent une hausse de la demande pendant le week-end.